Texte qui parle de sexe

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18 ans ou plus

Cloud Atlas   Texte qui parle de sexe 27 Ce jour à 20:38

Bonsoir.

Encore un titre racoleur parce que j'aime ça.

La plupart du temps j'essaye d'éluder les scènes de sexes mais là j'ai décidé d'en mettre une.
J'aurais besoin de savoir si c'est pas trop vulgaire et si ça rend bien l'effet.

Contexte : fin de soirée, un couple est déjà monté s'isoler dans une chambre. Le personnage principal, Jonathan, est assis sur un fauteil à côté de sa petite copine, Luce, qui discute avec Neil, un ami à eux (gay). (Oui, ça a l'air passionnant, je sais.)

Bonne lecture.

Chez Neil, encore. Ce genre de nuit qu’on souhaiterait être d’un noir parfait mais qui ne le sont jamais, parce que les hommes polluent tout, la couleur du ciel comme le scintillement des étoiles.
Il fait cependant suffisamment sombre pour que Jonathan ne se rende compte de notre absence que bien après qu’Arthur et moi nous soyions éclipsés.
Luce discute à voix basse avec Neil qui lui sourit. Il ne les écoute pas. Il est serré contre elle et a fourré sa main sous son chemisier. Le bout de ses doigts glissent sur la peau de son dos, tressautent sur les rebords de ses vertèbres. Mon amante-reptile, pense le garçon, mon amante-serpent à la peau satinée, au corps souple. Mon amante-venin.
L’odeur de la jeune fille lui semble être une évidence, la mère de tous les parfums ; il est pourtant incapable de la décrire. Il se contente d’humer, encore et encore, jusqu’à ce que la tête lui tourne. Les odeurs sont comme les instants : on ne peut jamais s’en souvenir parfaitement et on ne peut pas non plus les saisir tout à fait, même au moment ou on les ressent. Le temps finit toujours par passer et les odeurs s’évanouissent.
Jonathan ne pose jamais ses lèvres sur le cou de Luce même si sa bouche s’en trouve si proche qu’il voit le petit duvet qu’elle a à cette endroit-là se hérisser sous son souffle. Il se sent très dur, comme à chaque fois qu’elle est proche de lui. Son désir est là depuis plusieurs heures, au chaud dans son bas-ventre, au revers de chacunes de ses pensées. Il la sent frissonner chaque fois qu’il fait passer ses doigts près de sa taille. Il sait qu’elle est excitée aussi. C’est tellement bon de retenir l’envie en sachant que dans peu de temps, elle sera à lui, qu’il pourra la boire tout entière, la posséder, lui faire bien mal là où il faut.
Il se laisse couler un peu plus dans le fauteuil sans cesser de la caresser et ferme les yeux. Il ne va pas s’endormir, juste se laisser porter par son cœur qui pulse là en bas, savourer l’attente.

La main qui remonte doucement sa cuisse jusqu’à son entrejambe s’intègre trop bien dans sa rêverie pour qu’il en émerge réellement. Il garde les yeux fermés, sourit. Touche-moi, pense-t-il. Vas-y. Elle s’exécute. La braguette de son jean fait un zip discret. Il sent qu’elle tire sur l’élastique de son calçon puis il se retrouve exposé à l’air frais, avant que des mains prévenantes ne viennent le réchauffer. Des grosses bulles de plaisir commencent à lui monter à la tête sans éclater. Il laisse échapper un gémissement rauque.
Elle ne le serre pas tout à fait assez fort et s’arrête de temps en temps. Ça le rend fou : il doit se retenir de pas lui attraper le poignet pour lui imposer le mouvement qui lui convient. Mais il ne le fait pas, parce qu’il est bien installé sur le divan, la tête renversée ; et aussi parce qu’il désire plus que tout qu’elle garde le dessus, parce qu’il veut surtout se laisser faire.
- Vas-y, c’est bon, il souffle.
Son halètement devient plus difficile à retenir et il décide de se laisser aller complètement. Il sent une bouche cueillir son gémissement sur ses lèvres et rend le baiser presque instinctivement. Il est tellement reconnaissant qu’elle s’occupe de lui comme ça qu’il s’en fiche que son baiser soit un peu plus rude que ce à quoi elle l’a habitué. Il s’en fiche que son haleine soit altérée par le whisky. Il veut juste se laisser flotter. Il ne faut pas qu’il se dise que sa salive ne goûte différemment que d’habitude. Il ne faut pas qu’il se demande comment elle se contorsionne sur le fauteuil pour réussir à l’embrasser et le masturber à la fois. Non. Il faut qu’il garde les yeux fermés.

Mais il les ouvre et ce qu’il voit confirme ce qu’il avait déjà deviné. Il repousse d’une main ferme Neil qui a les yeux embués et le visage suppliant. Ça lui coute davantage mais il finit par trouver la volonté de saisir les poignets de Luce accroupie à ses pieds et de les tirer d’un coup sec pour qu’elle le lâche.
Il se relève, referme sa braguette. Ses mains tremblent de frustration, son cœur bat la chamade et il a le souffle court. Son érection ne semble pas vouloir retomber et la honte lui brûle les poumons. Il sort de la pièce sans un mot.

Texte qui parle de sexe 21/27 26/04/2010 à 11:00
Ah, pour ma part, je trouve ca plutôt bon.

Je trouve que la poésie est là, et que c'est finalement assez dur dans ce genre de scène. La façon dont le rêve est mêlé à la réalité est très intéressante.
J'aime beaucoup ton style aussi. Et c'est finalement très important. C'est ce qui pour moi fais ressortir un auteur parmi d'autres.

Je suis conquis. ;)
Texte qui parle de sexe 22/27 27/04/2010 à 17:45
Merci pour le up et le commentaire, ça me redonne du courage.
Hésite pas à checker mes autres textes, si celui-ci te plait.
Texte qui parle de sexe 23/27 27/04/2010 à 18:33
Mansfield Park a écrit :

"Il voit le petit duvet qu’elle a à cette endroit-là se hérisser sous son souffle." C'est une formulation qu'on peut trouver lourde, mais je ne vois pas de fautes. (Bon en attendant, y en a sûrement dans le reste du texte.)

Merci pour ton avis.




C'est pas plutôt "cet endroit-là" justement ? ;)

Bref, sinon, je trouve le premier paragraphe assez bien écrit dans l'ensemble, mais je n'ai pas aimé le deuxième, ni la chute d'ailleurs (qui n'est pas très claire en plus).
Sinon, si vertèbre ne m'a pas plus dérangée que ça, je trouve que "braguette" et "zip" ça casse un peu l'ambiance que tu as essayé d'instaurer au début. Mais ce n'est que mon ressenti x).
Texte qui parle de sexe 24/27 27/04/2010 à 19:55
Pas mal de passages sont crus comme "lui faire bien mal là où il faut." La scène pourrait être plus intime, plus douce (enfin à part s'il s'agit seulement d'un coup d'un soir quoique) et surtout ne pas se terminer par quelque chose de frustrant, de violent même pour la fille.
Bien que le narrateur soit un garçon l'image qu'il se fait de la fille est assez stéréotypé (surtout que TOUS les garçons ne pensent pas comme ça).
A part je trouve le rythme intéressant, il convient bien à la situation.
Texte qui parle de sexe 25/27 27/04/2010 à 20:49
Apricot cake a écrit :

Mansfield Park a écrit :

"Il voit le petit duvet qu’elle a à cette endroit-là se hérisser sous son souffle." C'est une formulation qu'on peut trouver lourde, mais je ne vois pas de fautes. (Bon en attendant, y en a sûrement dans le reste du texte.)

Merci pour ton avis.




C'est pas plutôt "cet endroit-là" justement ? ;)


J'avais pas vu Shocked Toutes mes excuses.

Merci pour tout les commentaires, si je pense à quelque chose d'intelligent à vous répondre, je le fais, promis.
Saxyy   
Texte qui parle de sexe 26/27 11/05/2010 à 17:17
Moi personnelement, j'aime.

Après y a des mots que j'aime moins genre "vertèbre" oui, ça casse un peu l'ambiance que tu veux donner Rolling Eyes.
Et puis j'ai pas trop compris la fin : "Il repousse d’une main ferme Neil qui a les yeux embués et le visage suppliant. Ça lui coute davantage mais il finit par trouver la volonté de saisir les poignets de Luce accroupie à ses pieds et de les tirer d’un coup sec pour qu’elle le lâche." Luce voit-elle la scène ? Et si oui pourquoi ne réagit-elle pas ?

Sinon je te complimente pour le style d'écriture qui est fluide et facile à lire, il donne envie d'en savoir jusqu'au bout.
Ah oui et j'aime beaucoup ta comparaison très réaliste du début aussi : "parce que les hommes polluent tout, la couleur du ciel comme le scintillement des étoiles."

Sur ce, bonne continuation Smile
Texte qui parle de sexe 27/27 12/05/2010 à 11:42
Humm, pour ma part, je suis plutôt perplexe...Y'a des choses que j'aime, d'autres que je n'aime pas.
Pour commencer, j'aime beaucoup ton style,c'est recherché, travaillé et fluide. Ce que je n'aime pas au contraire, c'est que tu sembles quelque peu generaliser dés le debut une opinion : "parce que les hommes polluent tout, la couleur du ciel comme le scintillement des étoiles." C'est clairement pas subtil. Tu aurais trés bien pu rallonger ton texte et justement argumenter ce point, sans en faire la "morale" de l'histoire, d'autant que je vois pas le rapport entre ça et la fin. La fin, que je n'aime absolument pas. C'est bâclé, ça brise l'élan du lecteur. Non, serieux, même si le contexte est plutot ininteressant a la base, la façon dont c'est ecrit captive malgré tout, et je trouve ça extremement positif.

D'autre part, même si donc globalement j'aime les tournures que tu choisis, j'aime pas le "lui faire bien mal là où il faut." Alors que tout est fin et léger a premiere vue, tu rompts cette "harmonie" stylistique en rendant la chose quelque peu "bourrine" (passes moi l'expression) !

Donc, en bref, ça retient mon attention essentiellement pour la qualité de la redaction. Je suis conquis. Mais, au delà de ça, l'histoire en elle même ne m'inspire aucune émotion. Certaines tournures me derangent et d'autres me semblent au contraire trés "mélodieuses".

"Le bout de ses doigts glissent sur la peau de son dos, tressautent sur les rebords de ses vertèbres." Je prends la defense en particulier de ce passage, que je trouves trés bien, contrairement a l'ensemble des avis ici. Cela va trés bien dans la continuité de "l'amante-venin". C'est lisse et ça me derange aucunement.

Un bon moment de lecture, outre le denouement.
A+
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